Investir du temps pour libérer du temps
L'autre jour, je parlais avec quelqu'un de la gestion du temps et, à un moment donné, il m'a dit :
« Je crois que tu passes beaucoup de temps à analyser des questions secondaires. »
Je le vois autrement.
J'investis du temps pour analyser les situations que je considère importantes dans ma vie. Cela me permet de laisser chaque espace propre et ordonné en le quittant. C'est du temps investi, et non pas perdu, parce qu'il allège le reste de la journée et me permet d'être plus présent dans chaque situation. De plus, dans chaque analyse, j'apprends sur moi et j'évite certains automatismes inconscients.
Parfois, lorsque nous ne prenons pas le temps de comprendre ce qui se passe, nous improvisons. Et cela laisse de petits résidus, insatisfaction, préoccupations, tensions qui se prolongent au fil de la journée. À long terme, l'accumulation de situations non résolues peut générer de la fatigue et de la confusion, sans que l'on sache vraiment d'où cela vient. C'est comme un état d'esprit qui finit par tout imprégner.
Alors apparaissent de petites soupapes pour soulager la tension, achats impulsifs, nourriture, boissons ou distractions numériques.
Exemple, une personne au travail me tend. Je peux dire que le problème vient de l'autre et essayer de l'éviter ou simplement tenter de supporter la situation comme je peux. Mais je peux aussi me demander ce que sa présence éveille en moi, quelle part de moi se retrouve plus exposée dans cette dynamique.
Parfois, je ne veux pas accepter une qualité de l'autre qui est peu développée chez moi. Ou j'ai du mal à occuper la place qui me revient.
Quand je détecte ces signaux et que j'effectue un petit ajustement, en temps réel, quelque chose s'ordonne. Je laisse la situation propre, dans la mesure du possible. Je ne l'emporte pas avec moi, du moins pas à l'état brut. Et le sentiment d'affaires en suspens diminue.
Parmi les textes déjà écrits sur ce thème, chacun peut reconnaître celui qui l'a le plus fait réfléchir.





