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Décider et rester en paix avec sa décision

Parfois, face à une décision concrète, il peut sembler plus naturel, plus spontané, de réagir de manière impulsive. Mais, la plupart du temps, cela laisse une sensation que cela aurait pu être mieux géré. Il ne s’agit pas que chaque décision soit idéale, mais de pouvoir être en paix avec la réponse choisie.


Parmi les différentes voix qui coexistent en nous, au moment de décider, deux extrêmes apparaissent souvent.


D’un côté, la « voix » de l’Autorité : la partie qui contrôle, qui met la pression et cherche des résultats sans tenir compte des autres dimensions de nous-mêmes.


De l’autre, la « voix » de l’Enfant : celle qui évite ce qui l’incommode et se disperse facilement.


Et entre les deux, une troisième position : l’Adulte. Conscient, conciliant, avec de l’expérience.


En résumé :


Autorité : contrôle–pression


Enfant : évitement–dispersion


Adulte : équilibre–discernement


Si la décision est prise uniquement depuis l’Autorité ou l’Enfant (l’une annulant l’autre), elle peut sembler juste sur le moment. Mais comme elle ne représente qu’une partie de nous, une sensation d’incohérence ou de doute apparaît souvent après coup.


L’Adulte, en revanche, n’annule aucune voix. Il en tient compte et décide avec plus de perspective.


Cela ne retarde pas la décision, cela la rend simplement plus consciente. Car il y a un moment précis où nous sentons qu’il faut concrétiser notre décision, et il est important de la respecter. Sinon, de nouvelles variables apparaissent, de nouvelles excuses… et nous entrons dans la procrastination et l’ambiguïté.


Un exemple simple. Une personne proche m’invite à une célébration importante, mais les dates ne me conviennent pas.


Si je décide depuis l’« Autorité » (contrôle–pression), l’exigence prend le dessus, amplifie la pression et je finis par y aller, puis je regrette d’avoir négligé ma priorité du moment.


Si je décide depuis l’Enfant (évitement–dispersion), je laisse passer, je réponds tardivement ou sans attention, et il en reste une sensation désagréable.


Dans les deux cas, une partie de moi est mise de côté.


Depuis l’Adulte, la position change. Je prends du recul, je décide de ne pas y aller cette fois-ci, je le communique à temps et avec clarté. Et même si cela me touche de ne pas être présent, je me sens aligné avec moi-même. Il n’y a ni pression, ni évitement, mais un équilibre.


Cet équilibre apporte du calme et de la paix, réduit l’anxiété et révèle plus clairement qui nous sommes.


Au travail, en famille, dans la vie personnelle :


quelle décision vous permettrait aujourd’hui de vous sentir en paix, même si elle n’est pas idéale ?


L’accumulation de petites décisions, maintenues dans le temps, finit par générer des changements profonds.


Par Daniel Marin

13 avril 2026

Transitions professionnelles sans se perdre soi-même

Il y a quelques jours, après plusieurs conversations avec une personne proche qui traverse une période de changement professionnel, je me suis remis à réfléchir à tout ce que ce type de processus peut réveiller en nous. Avec l’envie profonde d’être présent à ses côtés dans ce moment-là, j’ai eu envie d’écrire ces lignes en me disant qu’elles pourraient peut-être aussi résonner chez d’autres personnes vivant une situation similaire. La recherche d’emploi ou le fait de faire avancer un projet...

Méditation: le soleil continue de briller, même lorsqu’il n’est pas visible.

Il y a environ 18 ans, je traversais une période de grand changement dans ma vie et je cherchais des réponses. Je me souviens qu’il y avait près de chez moi un grand centre de médecine traditionnelle chinoise, très apaisant. Tout respirait l’ordre et la bienveillance. De nombreuses activités y étaient proposées. J’y allais souvent pour acheter un livre, boire une infusion ou suivre un cours de yoga. Un jour où je me sentais particulièrement angoissé, j’ai demandé à voir le médecin.

Prendre soin de sa journée avant qu’elle ne commence

L’autre jour, ma fille me racontait une situation qui la préoccupait à l’école. Après l’avoir regardée ensemble, je lui ai dit que, quoi qu’il se passe dans la journée, nous avons beaucoup de marge pour l’influencer. Ensuite, elle m’a demandé : comment on fait pour passer une bonne journée ? Je lui ai répondu quelque chose comme ça : Chaque matin, en te levant, la vie te donne une journée nouvelle, l’occasion d’en faire ce que tu veux.
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