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Le moment juste, quand s'arrêter simplifie

Beaucoup de personnes vivent principalement depuis leur tête lorsqu'elles cherchent à aller mieux. Plus elles recherchent du soulagement, de la clarté ou de la sécurité, plus elles pensent, analysent et s'informent. Le problème, c'est que penser davantage n'est souvent pas la solution. Non pas parce que la pensée aurait quelque chose de mauvais, mais parce que, par nature, elle est instable.


Pour que la clarté apparaîsse, il ne suffit pas de penser davantage, il faut sentir le corps. Et je ne parle pas de ressentir des émotions, mais de percevoir des sensations simples, tension, poids, chaleur, respiration. D'une certaine manière, il s'agit d'apprendre à sentir davantage et à penser un peu moins.


À ce stade, une objection logique apparaît souvent : « On ne peut pas vivre sans penser. Ce serait dangereux. »


Pourtant, l'expérience montre souvent le contraire. Plus nous pensons, plus nous avons tendance à compliquer notre vie, nous remettons en question des décisions qui, au fond, sont déjà claires, nous repoussons des conversations évidentes et nous tournons en rond.


Un exemple simple. L'agenda est plein, et la question devient comment y faire entrer encore plus de choses, plus d'efficacité, plus de vitesse, plus de contrôle. Ce cycle ne s'arrête jamais et il ne satisfait pas non plus.


Une pause change la perspective. Sentir le corps. Respirer quelques instants. Observer et laisser passer les pensées.


Dans cet espace nouveau, quelque chose de plus honnête apparaît, être constamment occupé évite certaines situations, repousse des décisions, soutient une image et masque des manques. Et cette clarté, tout simplement, apporte de la paix.


Écouter en profondeur n'est pas un exercice mental. L'accès passe par le corps. Au quotidien, c'est simple, lorsque l'urgence, la tension ou la vitesse apparaissent, revenir aux sensations physiques. Noter la respiration, le corps, le rythme, et laisser les pensées passer sans les suivre. Alors, même de façon très subtile, quelque chose commence à s'ordonner de lui-même.


Dans quelle situation de la vie sentir qu'il serait juste de s'arrêter peut déjà ouvrir un espace.


15-12-2025

Transitions professionnelles sans se perdre soi-même

Il y a quelques jours, après plusieurs conversations avec une personne proche qui traverse une période de changement professionnel, je me suis remis à réfléchir à tout ce que ce type de processus peut réveiller en nous. Avec l’envie profonde d’être présent à ses côtés dans ce moment-là, j’ai eu envie d’écrire ces lignes en me disant qu’elles pourraient peut-être aussi résonner chez d’autres personnes vivant une situation similaire. La recherche d’emploi ou le fait de faire avancer un projet...

Méditation: le soleil continue de briller, même lorsqu’il n’est pas visible.

Il y a environ 18 ans, je traversais une période de grand changement dans ma vie et je cherchais des réponses. Je me souviens qu’il y avait près de chez moi un grand centre de médecine traditionnelle chinoise, très apaisant. Tout respirait l’ordre et la bienveillance. De nombreuses activités y étaient proposées. J’y allais souvent pour acheter un livre, boire une infusion ou suivre un cours de yoga. Un jour où je me sentais particulièrement angoissé, j’ai demandé à voir le médecin.

Prendre soin de sa journée avant qu’elle ne commence

L’autre jour, ma fille me racontait une situation qui la préoccupait à l’école. Après l’avoir regardée ensemble, je lui ai dit que, quoi qu’il se passe dans la journée, nous avons beaucoup de marge pour l’influencer. Ensuite, elle m’a demandé : comment on fait pour passer une bonne journée ? Je lui ai répondu quelque chose comme ça : Chaque matin, en te levant, la vie te donne une journée nouvelle, l’occasion d’en faire ce que tu veux.
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