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Notre relation à la douleur

La douleur fait partie de notre vie. Elle apparaît à différents moments, dans les relations, au travail, lors de changements profonds, comme un signal intense au sein de notre large palette d'émotions.


Il est important de distinguer la douleur de la souffrance, la douleur est la sensation primaire, la souffrance est la manière dont nous y répondons. Le processus mental que nous ajoutons à la douleur pour l'interpréter, la justifier ou l'éviter est ce qui l'amplifie et la prolonge dans le temps.


Je sais qu'il existe des situations de douleur très intense, et je ne prétends ni les réduire à un paragraphe ni dire à qui que ce soit comment il ou elle devrait se sentir.


Dans bien d'autres situations, la souffrance apparaît souvent lorsque la douleur cesse d'être quelque chose que l'on ressent et devient quelque chose à quoi l'on s'identifie. Presque sans s'en rendre compte, un récit se construit et finit par prendre une place plus grande que celle qui lui reviendrait.

Ce qui est proposé ici, c'est de traverser la douleur sans lui ajouter de couches supplémentaires. Il ne s'agit pas de l'éliminer ni de la rationaliser, mais de ne pas la faire grandir.


Prenons un exemple : se sentir insatisfait de sa propre vie fait mal. Cette douleur est réelle. Mais parfois, autour d'elle, apparaissent des pensées qui l'enveloppent, jugements, comparaisons, conclusions dures. Et c'est alors que quelque chose de ponctuel commence à prendre de plus en plus de place.


À ce moment-là, deux chemins s'ouvrent généralement. Le premier consiste à penser notre histoire, à la confirmer et à nous y identifier. Le second, même s'il peut être difficile au début, consiste à rester avec la sensation telle qu'elle est, l'observer, la ressentir, sans la juger ni la masquer. Lorsque cela se produit, la douleur ne disparaît pas immédiatement, mais elle cesse de s'étendre.


La méditation peut accompagner ce processus, mais avant toute pratique, il y a une étape essentielle, ne pas alimenter nos pensées. Les voir, les reconnaître et les laisser passer, sans leur donner de continuité ni lutter contre elles.

Où un peu plus de légèreté serait possible ?


Parfois, le simple fait de le voir change déjà quelque chose.


08-12-2025

Transitions professionnelles sans se perdre soi-même

Il y a quelques jours, après plusieurs conversations avec une personne proche qui traverse une période de changement professionnel, je me suis remis à réfléchir à tout ce que ce type de processus peut réveiller en nous. Avec l’envie profonde d’être présent à ses côtés dans ce moment-là, j’ai eu envie d’écrire ces lignes en me disant qu’elles pourraient peut-être aussi résonner chez d’autres personnes vivant une situation similaire. La recherche d’emploi ou le fait de faire avancer un projet...

Méditation: le soleil continue de briller, même lorsqu’il n’est pas visible.

Il y a environ 18 ans, je traversais une période de grand changement dans ma vie et je cherchais des réponses. Je me souviens qu’il y avait près de chez moi un grand centre de médecine traditionnelle chinoise, très apaisant. Tout respirait l’ordre et la bienveillance. De nombreuses activités y étaient proposées. J’y allais souvent pour acheter un livre, boire une infusion ou suivre un cours de yoga. Un jour où je me sentais particulièrement angoissé, j’ai demandé à voir le médecin.

Prendre soin de sa journée avant qu’elle ne commence

L’autre jour, ma fille me racontait une situation qui la préoccupait à l’école. Après l’avoir regardée ensemble, je lui ai dit que, quoi qu’il se passe dans la journée, nous avons beaucoup de marge pour l’influencer. Ensuite, elle m’a demandé : comment on fait pour passer une bonne journée ? Je lui ai répondu quelque chose comme ça : Chaque matin, en te levant, la vie te donne une journée nouvelle, l’occasion d’en faire ce que tu veux.
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